Jeudi du Grand Canon de la pénitence (Jeudi de la 5e semaine de Carême)
Le « grand canon de la pénitence », long poème liturgique en neuf Odes, chanté aujourd’hui dans les monastères, est l’œuvre de S. André, archevêque de Crète (vers 720). Le chant de chaque Tropaire (il y en a 320) y est accompagné de trois grandes prostrations ou métanies. Le même canon est chanté mais par parties, les 4 premiers jours de la première semaine du Carême.
3 AVRIL Mémoire de notre saint père NICÉTAS LE CONFESSEUR., higoumène du monastère de Médicius
Saint Nicétas naquit à Césarée en Bithynie. Élevé par sa grand-mère paternelle, il se fit, jeune encore, le compagnon d’ascèse d’un vieillard, nommé Étienne, qui s’était retiré près d’un torrent au sud de Césarée. Il entra ensuite dans le monastère de Saint Serge Médicius bâti à Brousse par Saint Nicéphore. Il reçut l’ordination sacerdotale des mains de Saint Taraise, patriarche de Constantinople (785-806), puis la consécration d’higoumène par l’imposition des mains de Saint Nicéphore, successeur de Saint Taraise sur le trône de Constantinople (806-815). Sous l’empereur iconoclaste Léon l’Arménien, il fut retenu longtemps dans une prison infecte, puis exilé en Anatolie et enfermé dans la forteresse de Masalaion. Rappelé à Constantinople par l’empereur qui tenta en vain d’ébranler sa foi, il fut de nouveau exilé dans une île de la Marmara, appelée île de Sainte Glycérie. Le Saint y vécut, accablé de souffrances, pendant six longues années, jusqu’en 820, date de la mort de l’empereur Léon. Son successeur, Michel le Bègue, rappela tous les exilés. Saint Nicétas mourut le 3 avril 824.
Liturgicon, Missel byzantin à l’usage des fidèles, Mgr. Néophytos Edelby